C'est une maladie respiratoire extrêmement courante chez les lapins, car ils sont tous porteurs. Avec la coccidiose et la myxomatose (plus en France) , c'est une des causes de mortalité les plus fréquentes dans les clapiers. Elle est due à un germe de taille microscopique, la pasteurella. Dans les formes avancées, son action s'associe généralement à celle de germes secondaires: staphylocoques, echerichia coli, etc..., qui attaquent parfois seuls et provoquent des pneumonies que l'on différencie à peine de la pasteurellose. Par ailleurs, la pasteurella seule, provoque rarement une maladie respiratoire car elle est pratiquement toujours associée à certains des germes que nous avons cités plus haut.
Une des caractéristiques fondamentales de ce germe est sa faible résistance au milieu ambiant, chaleur, dessèchement, antiseptiques, etc... En revanche, on le trouve dans presque tous les organismes, surtout à l'intérieur des voies respiratoires hautes et de l'appareil respiratoire en général et, moins souvent, à l'intérieur du tractus intestinal. La maladie apparaît quand la résistance du lapin même en bonne santé porteur de germes, s'affaiblit à la suite de certains phénomènes tels que les refroidissement, l'humidité, les courants d'air, la fatigue, les transports, le stress, une alimentation incomplète, une distribution de produits altérés, la faim, l'entassement, le manque d'hygiène (insalubrité), la fermentation de la couche, l'aération insuffisante, l'apparition d'une autre maladie (coccidiose, entérite), la gestation, l'allaitement, le sevrage et bien d'autres...
Les pasteurelloses virulents provenant de ses animaux se propagent très facilement sur le reste de l'effectif et c'est la catastrophe. Naturellement, l'introduction d'un sujet malade dans le clapier ou n'ayant pas encore éliminé la totalité des germes virulents, ce qui veut dire de détruire tout les animaux suspects, de désinfecter et de faire une fumigation, conduit au même résultat tragique.
La transmission de la maladie s'effectue par contact, ingestion d'eau ou d'aliments contaminés, à travers les déjections, les puces, les tiques, les poux, etc...
Au premier signe d'éternuement l'animal atteint de pasteurellose doit donc être isolé immédiatement et sa cage désinfectée complètement. Après la mise bas la lapine peut également transmettre la maladie aux nouveaux nés par voies respiratoires. L'évolution du mal dépend, comme dans beaucoup d'autres cas, de la résistance de l'organisme touché, etc...
Beaucoup de gens appel la pasteurellose par un RHUME, désolé mais ne vous laissez pas tromper, d'après les symptômes, il ne fait que lui ressembler car le lapin ne peut pas attraper un rhume. Les symptômes sont, l'éternuement qui devient de plus en plus fréquent suivis d'un écoulement nasal transparent au début qui deviendra avec le temps de blanchâtre à jaune plus épais que l'animal essuie avec ses pattes avant pour s'en dégager les narines.
D'ailleurs un des signes que l'animal a la pasteurellose, c'est d'avoir l'intérieur des pattes avant tachées jaune au brun, donc souillé. Quand la maladie est plus avancée, il y aura dans certain cas, écoulement des yeux et dans pratiquement tout les cas, difficulté respiratoire. L'animal souffre beaucoup.
Il est faux de croire que l'animal peut en guérir et surtout pas en y mettant du Vick's sur le nez.
Le traitement: Une très bonne hygiène, contrôle de l'humidité, une bonne aération, une bonne alimentation régulière et équilibré, évité les courants d'air et la chaleur excessive, et le plus important, éliminé les sujets suspect en faisant un contrôle quotidien.
(1) tiré en partie du livre "L'élevage moderne des lapins" édit de Vecchi.
La Mal occlusion des dents (dents de loup)
La mal occlusion est une affection au cours de laquelle les incisives supérieures et inférieures (les dents avant du haut et du bas) sont mal alignées; l'usure naturelle des dents ne se réalise donc pas et elles continuent à allonger jusqu'à une longueur telle que l'animal n'est bientôt plus capable de manger.
Bien sûr les dents hypertrophiées peuvent être coupées par un éleveur ou un vétérinaire, mais aussitôt que les dents allongeront un autre fois, il faudra recommencer encore et encore comme pour un ongle ou une griffe. Dans certain cas la mal occlusion peut se corriger...
Néanmoins, la meilleure chose à faire avec un lapin souffrant de mal occlusion chronique est de pratiquer une euthanasie. Un éleveur consciencieux éliminera ce genre de défaut génétique.
La Coccidiose
À une certaine époque, cette maladie a été la hantise pour les éleveurs de lapins commerciaux, car elle signifiait souvent la destruction d'un grand nombre de lapins. C'est une maladie extrêmement grave et contagieuse qui se répand rapidement dans tout l'élevage au complet et qui, à ses derniers stades, devient presque impossible à soigner.
Grâce à nos méthodes plus modernes d'hygiènes et de traitement, la maladie ne présente plus les mêmes dangers qu'autrefois.
La coccidiose apparaît sous deux formes: la première s'attaque aux parois intestinales, provoquant chez l'animal d'intenses douleurs, tandis que la seconde attaque le foie (coccidiose hépatique). Un animal atteint perd l'appétit reste souvent dans un coin de son clapier, son poids et sa condition diminuent et il souffre de diarrhée aqueuse intense. Normalement la mort survient rapidement, à moins que la maladie n'ait été constatée à ses débuts et traitée immédiatement.
Comme c'est une maladie très dangereuse, la prévention est de loin préférable au traitement. Les animaux se contaminent mutuellement par des excréments infectés (maladie entérique). Il faut donc prendre un soin tout particulier à la désinfection des clapiers, éviter la surpopulation et insister sur l'importance de la mise en quarantaine des nouveaux sujets. Parfois les lapins adultes peuvent être porteurs de la maladie sans présenter de symptômes apparent, et c'est souvent pour cette raison qu'une éruption soudaine de coccidiose se produit dans une portée de jeunes infectés en mangeant par inadvertance des aliments contaminés par la mère. Il est donc préférable d'adopter des mesures de traitement préventif dans tous les clapiers, selon les conseils de votre vétérinaire, même avec un seul cas de coccidiose.
La Cheyletiella yasguri (cheyletiellose)
Il s'agit d'une parasitose cutanée qui se manifeste presque toujours sur le cou et le dos du lapin, et qui est provoquée par un acarien vivant dans la couche kératineuse de l'épiderme (sous la peau); elle donne des irritations et des démangeaisons.
Au début les lésions ont un aspect squameux, ne sont pas très étendues, mais sont visibles à cause de la raréfaction du poil, il y a des grafignes sur la peau et des pellicules blanches sèches ou le l'animal se gratte.
Cette affection est contagieuse, il est recommandé, par prévention, de procéder à une injection d'ivermectin (Ivomec) dans un gros élevage chaque printemps et automne.
On obtient un meilleur diagnostic en examinant au microscope les parties raclés sur la peau, qui font ressortir les excréments du parasite en question et quelque fois le parasite même.
La Gale auriculaire
Une autre maladie parasitaire très courante, la gale auriculaire est provoquée par des acariens appartenant au genre Psoroptes, et est caractérisée par la formation de croûtes sur le conduit auriculaire extérieur. Heureusement, il existe des produits anti-parasitaire efficaces et faciles d'utilisation en poudre ou en vaporisateur à base de roténone, de pyrèthre ou de piperonile.
Autant pour la cheyletiellose, il est recommandé de traiter l'animal contaminé, les animaux qui ont été en contact avec l'animal contaminé et tout l'endroit où l'animal est en contact.

Localisations des parasitoses cutanées les plus
fréquentes
En résumé, les maladies doivent converger vers un seul but : les éviter.
Pour ceci, il convient de ne pas oublier --- même si nous avons
conscience de nos répétitions --- certaines règles fondamentales
concernant la prévention générale des maladies.
- Suivez scrupuleusement les règles sur le logement et la manipulation (aération, absence d'humidité, propreté, etc.);
- Élevez les lapins les plus robustes;
- Laissez en quarantaine tout animal récemment acquis, pendant au moins trois semaines;
- N'acceptez jamais que l'on vous prête des mâles et ne prêtez pas non plus les vôtres, ou faites-le avec précaution si vous connaissez très bien l'éleveur;
- Dans la mesure du possible, évitez-les dans les visites de personnes étrangères venant de l'extérieur ou d'un autre élevage, car ils sont souvent à l'origine des infections;
- Face à une maladie, quelle qu'elle soit, prenez les mesures nécessaires, d'isolement ou de sacrifice, et procédez à l'application du traitement approprié;
- Enterrez les cadavres sous de la chaux ou brûlez-les;
- Après chaque soupçon, ou transfert d'un animal dans une nouvelle cage, ou au sevrage d'une portée, les cages et tous les accessoires doivent être chaque fois désinfectées et nettoyées soigneusement avec un produit désinfectant;
- Pour la reproduction, n'utilisez pas d'animaux malades, faibles ou peu robustes. N'épuisez pas non plus les reproducteurs avec des accouplements excessifs;
- Offrez aux lapins une ambiance tranquille pour ne pas les stresser;
- Combattez sans relâche mouches et moustiques;
- Enfin, nous soulignerons le rôle essentiel du cuniculiculteur dans le bon fonctionnement de l'élevage pour réussir.
* Avec l'aide des livres "L'élevage
moderne des lapins" des Éditions De Vecchi.
& " L'élevage rentable des lapins" de Robert Gianinetti.